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          Délégation Nationale Crédit du Nord 

           12/20 rue Curial  75019 PARIS    

                                                                           14 mars 2008

Spécial ITB

 

Depuis de trop nombreux mois, les inscriptions étaient suspendues dans l’attente d’un accord de branche, puis d‘entreprise, réformant l’ITB.

 

Cette réforme était rendue nécessaire par suite d’un constat de la profession (banques et représentants des fédérations syndicales) d’un taux d’échec ou d’abandon de plus en plus élevé aux examens professionnels.

 

La raison en était simple : nombre de jeunes embauchés ont BAC + 2. Ils sont titulaires de BTS divers et variés qui font une part très modeste pour ne pas dire quasi nulle au domaine bancaire, excepté le BTS Banque bien sûr. Avant de se lancer dans l’ITB, il est impératif de combler les lacunes dans les domaines financier et bancaire, socle indispensable dans notre profession.

   

Position FO lors de la réunion de négociations du 22 février dernier

Le projet de la DG, très restrictif dans sa 1ère mouture, a été fortement amélioré au fil des négociations par les réflexions et propositions des parties à la négociation.

Là où certains ont trouvé des freins à l’inscription, une volonté de la DG de vouloir « choisir » les candidats à l’ITB, FO y a vu, au contraire, une volonté de  protection contre tout échec éventuel, une volonté de ne pas envoyer les candidats potentiels au casse-pipe.

Nous pensons que cet accord est une bonne arme à saisir pour dessiner son avenir professionnel. En tout état de cause, ITB ou pas, chacun se doit d’être acteur de sa vie professionnelle.

  

L’accord que nous avons signé est ouvert à tous

 

Notre approche, dans l'analyse du projet, a été positive. Nous y avons vu non pas une volonté de la Direction de créer une élite mais bien au contraire, une volonté de donner toutes les chances de réussite à chacun : d'où la nécessité de mettre en place des critères pour l'inscription, en conformité avec l’accord de branche.

D'autres Organisations Syndicales n'ont pas signé l'accord en mettant en avant des raisons ou appréciations qui leur sont propres mais que nous ne partageons pas.

On entend ou on lit que la Direction voudrait choisir quelques collaborateurs et rejeter les autres. C’est une analyse très restrictive que nous n’avons pas, sans pour autant tomber dans l’angélisme. Des critères sont fixés, les règles sont claires. Chaque salarié les connait et, à partir de là, est à même de s'inscrire dans une démarche de candidature, à court ou moyen terme en fonction des diplômes requis, du métier ou des métiers exercés et de ses choix propres d’évolution professionnelle.

 

Que prévoit l’accord ITB ?  

Conditions d’accès à l’ITB

1) Etre titulaire de l’un des diplômes suivants (ou assimilés notamment par la V.A.E. Validation des Acquis de l’Expérience)

 -BP Banque ou BTS Banque

 -Diplômes d’économie, de droit, de gestion ou de commerce de niveau Bac + 2 ou Bac+3

 

Les demandes des candidats titulaires d’un diplôme de niveau supérieur (notamment maîtrise, 3ème cycle, master dans le domaine économique et/ou bancaire et/ou financier, ou d’un diplôme d’école de commerce) ne sont en principe pas recevables. Mais leur candidature fait l’objet d’un examen attentif, en fonction de leur situation, par la DRH de leur périmètre d’affectation.

 

2) Justifier d’une expérience professionnelle minimale

-D’un an dans le métier de Conseiller de Clientèle Professionnels ;

- Ou de deux ans dans le métier de Conseiller de Clientèle Particuliers-Professionnels ;

- Ou de trois ans dans le métier de Conseiller de Clientèle Particuliers.

 

Les demandes d’inscription émanant de candidats exerçant d’autres métiers font l’objet d’un examen attentif par la DRH de leur périmètre d’affectation.

 

3) Disposer d’un potentiel validé d’évolution dans une fonction managériale

Le candidat doit être reconnu au vu de son comportement professionnel comme disposant de la capacité d’évoluer dans son prochain poste, et sous un délai maximum de 3 ans incluant la durée de 2 ans du cursus de l’I.T.B., dans des fonctions managériales dans le domaine de l’exploitation bancaire : par exemple, dans le Réseau, à des fonctions de Directeur d’Agence, de Responsable de Pôle (Service Bancaire ou Crédit), ou en Direction Centrale dans le domaine des Risques et Engagements…

 

A ce titre, la demande d’inscription présentée par le candidat fait l’objet d’une validation de la part du Directeur des Ressources

Humaines dont il relève et/ou du Comité de Carrières, ceci en liaison avec son Directeur de Groupe ou le responsable de sa Direction de rattachement

4) Accepter d’engager ses droits acquis, ou, le cas échéant, à venir au titre du DIF pour le suivi de ce cursus dans les limites définies dans l’accord. Le suivi du cursus complémentaire de l’I.T.B. dispensé par le Crédit du Nord nécessitant l’engagement de 94 heures de DIF réparties sur les 2 années du cycle.

 

Le collaborateur qui ne disposerait pas d’un droit à DIF suffisant pourra anticiper sur ses droits futurs à DIF, une régularisation étant alors annuellement opérée jusqu’à épuisement des droits utilisés par anticipation.

   

L’Inscription

L'accord de branche dit bien que toute inscription à l'examen, y compris individuelle, doit être validée par l'entreprise ! L’accord que nous avons signé prévoit :

  
 
 

 

A l’issue de la procédure d’examen de sa candidature, le collaborateur qui a demandé à s’inscrire au cursus de formation de l’I.T.B. - qu’il réponde ou non aux critères définis ci-dessus – est reçu en entretien par sa DRH de rattachement afin qu’ils échangent leurs avis respectifs sur l’intérêt que présente pour lui son inscription à ce cursus au regard de sa finalité professionnelle.

 

Si la Direction n’est pas favorable à l’inscription, elle en informe le collaborateur et lui expose les motifs de son refus. Ce refus ne vaut que pour le cursus à venir, le collaborateur pouvant renouveler sa demande d’inscription dès le cursus suivant.

 

Si la Direction est favorable à l’inscription, elle définit avec le collaborateur le métier dans lequel l’Entreprise assurera son évolution, assortie de l’obtention de la classification correspondante définie en référence à celle du métier repère concerné de la Convention Collective, dans le délai maximum d’un an suivant sa sortie du cursus ITB, sous la double condition :

-               de sa réussite à ce cursus.

-               de la disponibilité d’un poste correspondant dans une périmétrie géographique définie à cette occasion avec le collaborateur et acceptée par lui qui devra correspondre au minimum à celle de son Etablissement d’affectation (au sens du Comité).

Les dispositions convenues à cette occasion seront reprises dans un courrier de la DRH communiqué au collaborateur et sur lequel il devra apposer son accord. Cet accord finalisera le processus d’inscription.

 
 
 
Formation
 

Le cursus ITB est constitué d'un cycle principal dispensé par le CFPB sous la forme de séquences obligatoires et d'un cursus complémentaire obligatoire dispensé par le Crédit du Nord.

L'accord ne comporte pas la participation aux modules de mise à niveau proposés par le CFPB. 

La mise à niveau envisagée dans l'accord de branche est une recommandation et non une obligation. Partant de ce constat ne vaut-il pas mieux laisser du temps aux candidats potentiels d'acquérir les connaissances nécessaires, de se forger, avant de s’investir pour l’ITB plutôt que les lancer dans l'arène sans armes ou presque ? 

 Le Crédit du Nord dispense, dans le cadre du DIF , une formation complémentaire, et obligatoire, de 12 journées. L'utilisation du DIF est permise par l'accord de branche, la prise par anticipation des droits futurs également.

Remarque/question : Depuis la création du DIF, en 2004, le compteur DIF de chaque salarié est, chaque année, crédité de 20 h. Le total maximum est de 120 h. Le nombre d’heures utilisées dans le cadre du DIF est très faible. Combien de candidats à l’ITB devront anticiper sur les droits futurs ? Très peu pour ne pas dire personne.

FO, tout comme d'autres, avait demandé un partage à égalité de la formation sur temps de travail et hors temps de travail.. La DG n'a pas souhaité aller au-delà de ce qu'elle proposait. L'accord ITB actuellement en vigueur, mis en sommeil, ne prévoyait pas non plus cette répartition. Depuis la nuit « des temps bancaires » il y a partage inégalitaire entre formation sur et hors temps de travail.

Pour quel dessein oublier que pour la formation hors temps de travail, il est prévu une contrepartie financière égale à 50% du salaire horaire net fiscal de référence ?

Une formation complémentaire est prévue, le cas échéant, pour un salarié venant d'obtenir son diplôme, et avant la prise de son poste ; cela ne peut qu'être bénéfique. Un avis qui ne semble pas être partagé par certains de nos partenaires.

 

 

    

 

 

Nous ne regrettons pas d'avoir signé cet accord. Le seul regret que nous pourrions avoir serait celui qu'il ne soit pas appliqué par suite de l'exercice du droit d'opposition par la CFDT et la CGT.

Que se passera-t'il alors ?

La Direction dénoncera l'accord actuellement en sommeil. Le risque est grand alors que nous entrions, en ce domaine, dans celui de l'arbitraire.

LA DG pourra alors faire ce qu'elle veut : choisir ses candidats et rejeter les autres pour reprendre une formule utilisée.

Ce n'est toutefois pas cette crainte qui nous a fait signer l'accord. Nous l'avons signé parce que nous l'avons estimé bon et protecteur pour les salariés qui feront un choix de carrière passant par l'ITB.                                                                                                 

 

 Alain BENEDITO                           Philippe GEORGES